|H.e.d.o.n.i.h.i.l.i.s.m.e|

Ca rend sauvage, l'écriture. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que soi pour aborder l'écriture, il faut être plus fort que ce qu'on écrit. Marguerite Duras.

dimanche 18 janvier 2009

|L'u.n.e|

Of_the_Deep_IV_by_visioluxus

  [Of the Deep IV, by Visioluxus]

Douce heure ? Plagiat inconscient, ou l’inverse ; battement de mes cils plumaires, chatouillent la bouche de tes doigts. L’oubli de ce qui… de quoi, déjà ? Balance injuste, incorrecte, trop légers, sur le bord, on étire le corps sans basculer. Qui pèsent : des rimes cristallines, lourdes ; encens. Méconnues par les créateurs, chevauchent les dents de ce si craint. Eux, parallèles au monde où ils respirent, expirations, lentes ; un temps. Moins révolu à présent, j’étire, un peu encore, et c’est .

Hier, et un peu avant : « L’aphone sait les mots qui sèchent, sur sa langue. Ceux qui glissent sous la glotte, sans que le son… Elle sait, voilà, c’est tout. » Ils ne s’engluent pas seuls. Décoller les lambeaux, rapiécer le panache mâché par la poussière, faire fondre cette statue de cire dont les joues magnifiques bâillaient comme celles d’une vieille. Palpe donc la matière honnie qui en bouchant tes narines faisait fleurir tes poumons : elle vit ! et tu la caresses distrait comme un animal de compagnie.

Mécanique de l'oubli, le souvenir du possible s'égrène et la puissance quitte un corps. C'est laisser la maîtrise à l'impalpable : pas plus que l'homme ; parallèle, la logique du vivant empêcherait la fumée, le petit rien, de le condamner au mutisme. Pourtant. Je veux pouvoir tenir debout dans la chute, dérober au vent mes cheveux voletant et les accrocher fermement au dessus de ma cervelle brûlante. Je connais le mot pour l'avoir mâché trop longtemps, suc et purée, goût arachnide, crache dans ta main, les murs sont si blancs, éclabousse de salive les tapisseries putrides. Dans ta lutte contre les lois atmosphériques, tu peux donner à tes pages vierges la pesanteur d'un monochrome. Inventée à nouveau, fruit des coïts sanglants : fange et pourriture, il est temps.

Les petits enfants du poète dégoulinent, du coin de la lèvre, le long de la joue effarée, écrasée contre le secrétaire. Microbes légers, ils répandent leurs volutes sur l'espace immaculé. La mort de l'homme privé de modèle, fin choisie et nécessaire, la créature retrouve ses membres amputés : Dieu immolé, tes organes mous grinçaient et ton corps lourd, allongé déjà, avait fendu les coquilles pubères de ta progéniture.

Posté par momoshi à 00:30 - ~Mots d'amour [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Bonjour,
    Désolé de t'aborder si brusquement, je voulais juste savoir comment tu avais fait pour décentrer ton bloc vers la droite ? Ça fait longtemps que je cherche un code HTML permettant ceci mais bon :/

    Merci d'avance en tout cas, pardon du dérangement.

    Posté par Mikso, mercredi 29 avril 2009 à 03:06

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