|H.e.d.o.n.i.h.i.l.i.s.m.e|

Ca rend sauvage, l'écriture. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que soi pour aborder l'écriture, il faut être plus fort que ce qu'on écrit. Marguerite Duras.

vendredi 25 avril 2008

|D.a.m.a.s.q.u.i.n.e|

by_David_Field_3
[by David Field]


Comme un coulis de fraise au coin des lèvres. Machinalement, l’enfant crépusculaire frotte les commissures sur son épaule boueuse. Comme une virgule en fin de phrase. Les feuilles craquent sous ses pas : le poids des saisons mortes.

Il se sentait branche, cassant et cassé, bras ustensile. Il voulait s’élever, mais la pointe de son pied se brisait, os de poussière ; de plus en plus près du sol, il préféra garder sa hauteur. Horizon vertical. Si triste, l’enfant, la tête penchée vers la Lune, à l’envers, l’envers.

Il se sentait hors. Hors de lui, hors de l’homme, or coulant, écoeurant, écoeuré, et le trou :
poitrine vide.

Posté par momoshi à 23:31 - ~Mots d'amour [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Mots touchants.
    Encore.
    *amoureuse des phrases de n'Aurélie*

    La photographie est exceptionnelle aussi! (je suis allée voir son porfolio et cette série est vraiment réussie ^^)

    Merci pour cette pause poétique.
    Des calins.

    Posté par baka-hachiko, samedi 26 avril 2008 à 21:59

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