|H.e.d.o.n.i.h.i.l.i.s.m.e|

Ca rend sauvage, l'écriture. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que soi pour aborder l'écriture, il faut être plus fort que ce qu'on écrit. Marguerite Duras.

lundi 28 janvier 2008

|L.o.c.o.é.m.o.t.i.v.e|

mary_poppins__where_are_you__by_gnato

[Mary Poppins, where are you ? by gnato]

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Strident, crissent les dents : gigantesque sonnerie téléphonique qui résonne, résonne, traverse les murs vibrants. Gare ! Roule, roule, le train sur les pieds des travailleurs, petits gilets fluorescents. A quoi pensent-ils, les minuscules bonhommes, qui savent peut-être voler, depuis le temps ? Tournoient près des voies, tournoient près de la mort, une lourde tenaille au bout du bras. Salut, monsieur le conducteur, merci de m’avoir épargné, cette fois-ci. Car sur le rail, ils le savent, leur existence tient à ça, à ce fabuleux coup de vent ferroviaire.
Ah ! Fauve Paris, périlleuse cage. Eclairée de toutes parts, soleil et réverbères, tu sembles sourire, de tes dents transparentes. Mais sur ton corps noir, il faut marcher sur la pointe des pieds. Je te crains comme je t’aime, sais-tu ; ou bien est-ce l’inverse ?

 

Ma vie est entre tes boulevards, et tu roules, ma belle, tu roules un peu vite.


Posté par momoshi à 22:45 - ~Mots d'amour [0] - Permalien [#]

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